COVID-19 et achat local

Un peu partout dans le monde, la COVID-19 a stimulé l’achat local. Le secteur économique qui a le plus profité de cette tendance est celui de l’alimentation. Une récente étude réalisée en France démontre que les consommateurs vont continuer à acheter local, surtout dans le sens  »achat responsable », mais qu’ils vont aussi continuer à acheter des produits importés comme les bananes ou le quinoa.

Est-ce que la tendance va vraiment se maintenir après la crise? Est-ce que le Canada va suivre cette tendance? À voir dans les prochains mois!

Nouvel élan pour le bio

La Covid-19 a fait réagir les consommateurs sur l’importance d’une bonne alimentation pour renforcer le système immunitaire. Ceci a eu pour effet d’augmenter la demande pour les produits biologiques. Une étude réalisée pour l’Union Européenne démontre que des pays comme l’Espagne on connu une forte augmentation de leur consommation locale et des exportations à travers l’Europe de produits biologiques.

Les effets positifs de la COVID-19

Tout le monde le reconnaît, ce qui se passe actuellement sur la planète est du jamais vu. C’est un total chamboulement de nos habitudes et ça nous dérange énormément. Les effets négatifs sont nombreux et relégués en continue par tous les médias. Mais pour beaucoup d’entre nous, c’est une prise de conscience qui démontre que notre système économique actuel est malade et qu’il faut retrouver des valeurs plus humaines. Et la beauté de l’être humain, c’est qu’il a une capacité d’adaptation assez rapide. On commence à percevoir les effets positifs de cette crise, surtout en ce qui concerne nos habitudes d’achat alimentaire. Une nouvelle preuve, cet engouement pour la viande locale en Alberta, alors que c’est la province réputée pour ses grands élevages intensifs et ses grandes usines d’abattage et de transformation de la viande. Maintenant, les petits éleveurs et transformateurs de viande ont de la difficulté à répondre à la demande!

PHOTO : RADIO-CANADA

Jardiner pour passer le temps.

Si la période d’isolement dure longtemps, pourquoi ne pas en profiter pour aménager un petit jardin de légumes. Vous pouvez le faire dans votre cour arrière, à la place de votre pelouse, sur votre toit, et même sur votre balcon! Et pour choisir de bonnes semences, voici un site qui regroupe plusieurs fournisseurs de semences biologiques: Distributeurs de semences bio.

Agri urbaine pub

Après l’alimentation bio, voici les cosmétiques bio.

La majorité des cosmétiques est issue de la pétrochimie, donc des dérivés du pétrole. Mais cette industrie commence à devenir plus verte avec l’apparition d’une nouvelle gamme de cosmétiques biologiques, élaborés uniquement avec des produits naturels.

Cosmetiques bio

Et si vous deveniez agriculteur pour récolter ce que vous désirez?

Etre propriétaire de la ferme du coin, choisir ce qu’elle va produire et prendre son vélo pour y faire ses courses chaque semaine : cette exploitation d’un nouveau type a vu le jour aux Pays-Bas en réponse au défi du changement climatique. Le concept est simple, en tant qu’actionnaire de la ferme, vous choisissez ce que vous voulez manger, et l’agriculteur produit selon vos besoins.

Ferme Hollande

Manger bio serait meilleur pour l’environnement!

Une récente étude démontre que la production biologique émet moins de gaz à effet de serre, consomme moins d’énergie fossile et utilise moins de surfaces agricoles. L’étude précise toutefois que les consommateurs bio consomment moins de viande, et que le panier d’épicerie coûte un peu plus cher.

Manger bio

Dentifrice sans tube?

Oui ça existe! Il est maintenant possible de commander du dentifrice à croquer naturel et plusieurs autres produits cosmétiques solides sans emballage de plastique. Petit à petit, on va réussir à l’éliminer ce plastique qui pollue nos océans et notre planète!

Dentifrice croquer

La loi du bon sens

En Europe, depuis 1981, pour vendre des semences de légumes il faut les inscrire au catalogue officiel des semences autorisées. Ceci dans un souci de salubrité, conformité, uniformité… Coût de l’inscription: entre 6 000 et 15 000 euros par variété. Imaginez le petit producteur de légumes biologiques qui veut vendre une partie de sa semence qu’il a  multiplié et récolté lui-même. Impossible compte tenu des coûts exorbitants, donc disparition lente mais sûr d’un patrimoine génétique de fruits et légumes ancestraux car seules les grosses entreprises comme Monsanto peuvent se permettre de payer les inscriptions de leurs propres semences. Mais finalement, la persévérance des producteurs biologiques a porté fruit, les eurodéputés ont voté une loi autorisant la commercialisation des semences biologiques sans inscription au catalogue officiel.

Légumes divers

Certification biologique, quelles sont les limites acceptables?

On assiste à un véritable bras de fer entre consommateurs de produits biologiques et producteurs avec des variantes d’un pays à l’autre, où l’on retrouve les extrémistes et les modérés dans chacun des 2 camps. En France, certains veulent interdire le chauffage dans les serres car ce n’est pas une situation naturelle, mais les autres pays européens vont pouvoir continuer à vendre des tomates bio en France produites en serres pendant l’hiver…. Aux États-Unis, la culture hydroponique est certifiée biologique, mais pas au Québec, ni l‘aquaponie qui elle est autorisée au Canada… Et finalement, le gavage des oies est une pratique de plus en plus interdite en agriculture conventionnelle alors que c’est un phénomène naturel et qui peut même obtenir une certification biologique. Bio or not Bio, that is the question!

Organic-logo-298x300