5 fruits et légumes par jour, oui mais…

C’est la recommandation de tous les systèmes de santé, mais comment faire passer le message? Il semble que l’on doit revoir la promotion de cette recommandation pour atteindre davantage de personne. Il est entre autre suggéré d’inciter les consommateurs à cultiver leurs propres fruits et légumes, dans un jardin privé, communautaire ou sur un balcon. Cultiver ses légumes incite à en consommer davantage, et en plus, ils sont frais!

Que mangerons nous en 2021?

La pandémie due à la COVID-19 nous a fait prendre conscience de nos dépendances extérieures concernant l’alimentation. Nous nous sommes remis à cuisiner, pour s’apercevoir que laver de la laitue et la découper n’est pas compliqué, que ça prend peu de temps et que ça coûte beaucoup moins cher! Cette crise nous a aussi permis de découvrir toute la richesse, la diversité et la fraîcheur de nos produits locaux. Nous avons appris à commander nos aliments en ligne, de passer des commandes directement aux producteurs et de recevoir un panier diversifié à notre porte. Est-ce que cette tendance va être éphémère? Probablement que oui, mais elle va laisser des traces dont certaines resteront incrustées dans nos habitudes!

Vertical farm and its employees taking care of plant growth. Plant food production in vertically stacked layers.

Impact de notre modèle alimentaire sur le territoire agricole

On a tous entendu au moins une fois cette citation d’Anthelme Brillat-Savarin: Dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. À partir de cette citation, soit ce que l’on mange, on peut maintenant évaluer l’impact de notre type d’alimentation sur la superficie nécessaire pour nourrir un groupe de personnes, les emplois agricoles induits et les impacts écologiques des activités agricoles en jeu. Il existe un nouvel outil en ligne nommé PARCEL qui permet ce type de calcul. On peut également modifier certains paramètres comme pourcentage d’aliments biologiques et quantité de viande consommée, pour voir le nouvel impact. Cet outil est pour l’instant disponible uniquement pour des données de base provenant de France, mais espérons qu’il le sera partout dans le monde sous peu.

Qu’allons nous manger demain?

Selon les résultats du concours national et européen d’innovation alimentaire «Les Trophées Étudiants de l’Innovation Alimentaire», nous aurons quelques surprises!

Les glands, fruits du chêne, seront bientôt dans nos assiettes, ainsi que les yogourts brassés sur compotée de fruits, légumes et inclusions de graines germées, sans sucres ajoutés. Et au moment de l’apéritif, une tartinade à base de haricots blancs, ail et amandes.

Nouvel élan pour le bio

La Covid-19 a fait réagir les consommateurs sur l’importance d’une bonne alimentation pour renforcer le système immunitaire. Ceci a eu pour effet d’augmenter la demande pour les produits biologiques. Une étude réalisée pour l’Union Européenne démontre que des pays comme l’Espagne on connu une forte augmentation de leur consommation locale et des exportations à travers l’Europe de produits biologiques.

Les aliments bio encore plus populaire

En Europe, les ventes de produits biologiques continuent à progresser, même pendant la période de pandémie. Les grandes entreprises de distribution agroalimentaire n’ont pas eu le choix de s’adapter et les aliments bio sont présents partout. Le regain d’intérêt pour l’achat local pendant la période de confinement a également eu un effet positif sur les ventes de produits bio.

Évolution bio europe

La COVID-19 déjoue les prévisions…

Dès le début de la pandémie, ce fut l’affolement général dans les épiceries, tablettes désespéramment vides par peur d’une pénurie alimentaire. Puis les médias y vont de leurs prévisions alarmistes, le prix des aliments va augmenter, jusqu’à 30% de plus selon certains  »spécialistes »… Mais qu’en est-il après bientôt 3 mois de pandémie? C’est plutôt l’inverse qui s’est produit, au niveau mondial le prix des aliments a baissé pour atteindre son plus bas niveau en 17 mois….

Baisse prix aliments

Crédit photo: © FAO/Max Valencia

Mais où sont passés les super-aliments?

Depuis le début des années 2000, on voyait apparaître régulièrement de nouveaux aliments considérés comme indispensables pour une bonne santé. Il y a eu la spiruline, micro-algue miracle, les graines de quinoa pleines de vitamines, le chou kale, plein de bonnes choses et d’antioxydants. Mais qu’en est-il vraiment? Sont ils aussi miraculeux qu’on le dit? La réponse est peut-être que oui si on en mange des quantités phénoménales, mais aucune étude sérieuse ne l’a encore démontré! Alors, une alimentation variée et équilibrée restera toujours le meilleure moyen d’être en bonne santé!

super-aliments

Un autre effet positif de la COVID-19

En cette période de crise, ce n’est pas facile de rester optimiste. Pourtant, il y a quand même des effets positifs, même sur notre santé. Avec le confinement obligatoire, il a bien fallu trouver des occupations, surtout pour les familles. Une des activités les plus populaire, est d’avoir recommencé à cuisiner! Et si l’on se fie à cet article qui dénonce (avec justesse) les conséquences néfastes des aliments ultra-transformés sur notre santé, en cuisinant nous même, nous améliorons notre santé!

Aliments surtransformés

Les effets positifs de la COVID-19

Tout le monde le reconnaît, ce qui se passe actuellement sur la planète est du jamais vu. C’est un total chamboulement de nos habitudes et ça nous dérange énormément. Les effets négatifs sont nombreux et relégués en continue par tous les médias. Mais pour beaucoup d’entre nous, c’est une prise de conscience qui démontre que notre système économique actuel est malade et qu’il faut retrouver des valeurs plus humaines. Et la beauté de l’être humain, c’est qu’il a une capacité d’adaptation assez rapide. On commence à percevoir les effets positifs de cette crise, surtout en ce qui concerne nos habitudes d’achat alimentaire. Une nouvelle preuve, cet engouement pour la viande locale en Alberta, alors que c’est la province réputée pour ses grands élevages intensifs et ses grandes usines d’abattage et de transformation de la viande. Maintenant, les petits éleveurs et transformateurs de viande ont de la difficulté à répondre à la demande!

PHOTO : RADIO-CANADA